
le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, M. El Houssein Ould Meddou, a déclaré que le ministère de l’Habitat procédera à la restauration des villes anciennes sur une période de 5 ans, en vertu d’un accord conclu avec le ministère de la Culture, parallèlement aux travaux de réhabilitation qui seront réalisés dans le cadre du projet espagnol, conformément à un accord signé entre ce dernier et le département concerné.
Répondant à une question relative au bilan de la dernière édition du Festival de Ouadane, lors du commentaire hebdomadaire des travaux du Conseil des ministres tenue mercredi soir à Nouakchott, aux côtés du ministre des Affaires économiques et du Développement, il a affirmé que cette édition a été exceptionnelle. À cet égard, il a indiqué que l’UNESCO, par l’intermédiaire de son représentant présent au festival, a décidé d’établir une route des caravanes reliant les villes anciennes du pays, à l’instar de la Route de la Soie.
Il a ajouté que cette édition a enregistré des résultats probants, marqués par un renforcement significatif des composantes du festival, notamment dans leurs dimensions développementale, scientifique et culturelle.
Sur le plan du développement, poursuit le ministre, le festival a notamment vu la mise en place d’un complexe Taazour, comprenant plusieurs infrastructures à vocation de développement, ainsi que la mobilisation de financements en faveur de nombreux projets générateurs de revenus. Il a également été procédé à la création d’une Cité du patrimoine et l’installation d’une station de radio locale dédiée à la ville de Ouadane.
Le porte-parole du Gouvernement a par ailleurs souligné le caractère singulier de cette édition à travers l’allocution d’ouverture du Président de la République, au cours de laquelle il a réitéré les principes énoncés dans le discours historique de Ouadane, consacrant les valeurs de citoyenneté et de justice sociale. Il a en outre rappelé les instructions présidentielles portant sur l’octroi d’un appui financier de 30 millions d’ouguiyas au profit des exposants privés ayant pris part à l’exposition organisée en marge du festival.
Pour sa part, le ministre des Affaires économiques et du Développement, M. Abdallah Ould Souleymane Ould Cheikh Sidia, a passé en revue les différents projets de loi examiné au cours du conseil des ministres.
S’agissant du projet de loi relatif à la ratification de l’accord de prêt conclu entre la Mauritanie et le Fonds arabe pour le développement économique et social, il a précisé qu’il est destiné à contribuer au financement du projet de renforcement des capacités de stockage et de pompage de l’eau à Nouakchott, et prévoit un financement d’un montant de 12 millions de dinars koweïtiens, soit plus de 1 milliard MRU.
Il a ajouté que ce projet vise à assurer l’approvisionnement en eau potable, conformément aux engagements inscrits dans le programme électoral du Président de la République (« Mon ambition pour la Patrie »), notamment son sixième objectif portant sur la disponibilité et la généralisation de l’accès à l’eau potable à l’horizon 2030. Il a précisé que ce prêt comprend la construction d’un réservoir souterrain dans la moughataa de Riyad, ainsi que la mise en place de conduites supplémentaires.
Concernant l’autre projet de loi signé entre la Mauritanie et le Fonds arabe, relatif à la contribution au financement des projets routiers Tintane – Aïn Varba – Twil /R’kiz et Tékane (El Bezoul), le ministre a précisé que le montant du prêt s’élève à 200 millions de dinars, soit 2,6 milliards MRU. Ce financement est destiné à la réalisation du premier tronçon routier Tintane – Twil, (120 km), et du second tronçon du projet, d’une longueur de 45 km, reliant R’kiz à Tékane.
S’agissant du projet de loi signé entre la Mauritanie et le Fonds saoudien pour le développement, consacré au financement du projet d’interconnexion électrique entre la Mauritanie et le Mali et au développement de centrales solaires associées, le ministre a expliqué que ce financement s’inscrit dans le cadre d’un projet d’envergure majeure, le plus important de l’histoire du pays. Celui-ci porte sur la mise en place de la ligne à haute tension entre Nouakchott et Néma, ainsi que sur l’interconnexion du réseau électrique national avec celui du Mali.
Il a confirmé que le financement global du projet de la ligne à haute tension, d’un montant de 2,3 milliards MRU, a été entièrement mobilisé grâce à la contribution de plusieurs bailleurs de fonds, notamment la Banque africaine de développement, l’Association internationale de développement, la Banque islamique de développement et l’Agence française de développement, ajoutant que la part concernée par le projet de loi examiné aujourd’hui s’élève à un milliard de dollars américains.
Quant au projet de loi signé entre la Mauritanie et l’Association internationale de développement, destiné au financement de l’appui aux politiques de développement pour la première phase de la réforme en faveur d’une croissance inclusive et durable en Mauritanie, le ministre a indiqué que le prêt, d’un montant de 2,2 milliards MRU, s’inscrit dans le cadre de l’appui budgétaire, l’intégralité de la somme devant être versée au Trésor public.
Il a ajouté que le second projet, signé entre la Mauritanie et le Fonds de l’OPEP pour le développement international, et destiné au même objectif, d’un montant de 30 millions de dollars américains, relève également de l’appui budgétaire et sera intégralement transféré au Trésor.
Enfin, au sujet du sixième projet de loi signé entre la Mauritanie et l’Agence française de développement, consacré au financement du projet de développement de la zone de Tamourt Naaj, le ministre a souligné que la Mauritanie œuvrait à l’obtention du financement de ce projet depuis les années soixante-dix, sans succès jusqu’à présent, et que sa concrétisation n’a été possible qu’aujourd’hui grâce aux efforts consentis par le Président de la République pour bâtir un climat de confiance vis-à-vis des partenaires.
Il a précisé que le financement de ce projet s’élève à 43 millions d’euros, dont 3 milliards d’ouguiyas sous forme de don.








