Nouakchott accueille la 8e Assemblée générale et le 17e Atelier du Réseau francophone des régulateurs de l’énergie

mar, 03/02/2026 - 15:36

La 8e Assemblée générale et le 17e Atelier du Réseau francophone des régulateurs de l’énergie (NETO) ont débuté ce mardi à Nouakchott.

Organisé par l’Autorité multisectorielle de régulation, cet événement a pour thème « Cadres réglementaires, pratiques et échange d’expériences ».

Cette réunion de trois jours, qui rassemble des représentants des organismes de régulation de l’énergie de plusieurs pays francophones, vise à examiner les cadres institutionnels et réglementaires, les expériences nationales, les dynamiques régionales et les échanges transfrontaliers, les perspectives de coordination des marchés de l’énergie, le renforcement des capacités des organismes de régulation et à tirer des enseignements pratiques pertinents pour le contexte spécifique de chaque pays participant.

Mme Amal Mint Maouloud, ministre de l’hydraulique et de l’Assainissement et ministre par intérim de l’Énergie et du Pétrole, a souligné que le fort taux de participation témoigne de l’importance des questions abordées et de la coopération essentielle entre les pouvoirs publics, les organismes de réglementation et les partenaires du secteur de l’énergie.

Elle a souligné l’engagement du gouvernement mauritanien à soutenir les réformes institutionnelles et à améliorer la gouvernance dans ce secteur.

Elle a indiqué que le gouvernement œuvre pour promouvoir l’accès de tous à une énergie durable, fiable et abordable, et pour accroître les capacités de production et de distribution d’électricité, notamment d’électricité verte, ce qui contribuera au développement des activités économiques et à la création d’emplois décents.

Elle a souligné que l’adoption d’une nouvelle loi sur l’électricité et de ses règlements d’application vise à libéraliser progressivement le secteur, à garantir un accès équitable au réseau, à diversifier le mix énergétique et à encourager les partenariats public-privé et les investissements dans ce domaine.

La ministre a insisté sur le fait que le thème de l’atelier, relatif à l’ouverture des marchés de l’électricité, s’inscrit dans les priorités nationales de la transition énergétique.

Les discussions porteront sur les cadres institutionnels et réglementaires, les expériences nationales, les dynamiques régionales et les échanges transfrontaliers, ainsi que sur les perspectives de coordination des marchés.

Elle a considéré ces échanges comme une occasion de renforcer les capacités des organismes de réglementation et de tirer des enseignements pratiques adaptés au contexte spécifique de chaque pays.

Pour sa part, le président du Conseil national de réglementation, M. Ahmed Ould Mohamedou, a affirmé dans son discours que l’ouverture des marchés de l’électricité n’est plus une simple option technique, mais un outil stratégique pour améliorer la qualité du service, accroître l’efficacité économique et attirer les investissements.

Il a souligné que cette libéralisation soulève d’importants défis réglementaires liés à la protection des consommateurs, à la garantie d’une concurrence loyale et au maintien d’un équilibre entre les opérateurs établis, tout en insistant sur la nécessité d’adapter les modèles adoptés aux spécificités de chaque pays.

Il a indiqué que la Mauritanie traverse une étape charnière dans le développement de son secteur électrique grâce à des réformes structurelles visant à améliorer la gouvernance, à clarifier les rôles des parties prenantes, à favoriser une ouverture réfléchie aux producteurs indépendants et à intégrer progressivement les énergies renouvelables.

Il a insisté sur le fait que les projets structurels en cours témoignent de la volonté des pouvoirs publics de construire un secteur électrique fiable et durable, dans un cadre réglementaire indépendant et transparent, tout en saluant le soutien des partenaires techniques et financiers et le rôle que joue le réseau RegulaE.Fr dans l’échange d’expériences et le renforcement des capacités.

Pour sa part, SEM. Joaquin Tasso Villalonga, ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne en Mauritanie, a déclaré que la Mauritanie est un exemple des efforts ambitieux déployés pour renforcer le secteur énergétique et parvenir à une transition énergétique durable en Afrique.

Il a ajouté que la Mauritanie a enregistré des progrès remarquables ces dernières années dans le développement de son infrastructure énergétique, avec le lancement de projets d’énergie solaire et éolienne destinés à répondre aux besoins nationaux et à garantir la sécurité d’approvisionnement en électricité.

Il a expliqué que la Mauritanie, outre ces atouts, constitue un pont stratégique entre le nord et l’ouest du continent, ce qui lui confère une position unique pour soutenir les initiatives régionales visant à améliorer l’interconnexion électrique et le déploiement des énergies renouvelables.

En outre, l’engagement du gouvernement à fournir une énergie fiable et abordable à tous les citoyens, conjugué aux réformes législatives et réglementaires, témoigne d’une forte volonté politique de créer un environnement d’investissement attractif, contribuant à mobiliser les ressources locales et internationales et à permettre au secteur privé de jouer un rôle actif dans le développement du système énergétique.

Dans le même esprit, Mme Olala Ou Demba, présidente du Réseau des régulateurs francophones de l’énergie, a déclaré que la tenue de cette réunion aujourd’hui à Nouakchott, capitale stratégique de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, témoigne de l’importance de cet événement. Elle a salué les transformations opérées par la Mauritanie dans le secteur de l’énergie, où elle s’emploie à développer les énergies renouvelables de manière innovante et efficace.