
Le secrétaire général du ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, M. Sidi Mohamed Jeddou Khatri, a présidé, samedi soir à Nouakchott, l’ouverture de la première édition du Festival « T’heydin », organisé par l’Institut des arts populaires « Sedoum Ould N’Dartou ».
Ce festival, qui se déroule sur deux jours, vise à faire revivre le patrimoine culturel et artistique, à renforcer sa place dans le cœur des générations futures, à soutenir les initiatives culturelles, à préserver le patrimoine national et à encourager la créativité sous toutes ses formes.
Dans son allocution, le secrétaire général a souligné que le « T’heydin » incarne, depuis toujours, les valeurs de chevalerie, de bravoure et de loyauté, ce qui lui a valu son inscription par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Il a indiqué que cette reconnaissance renforce la responsabilité collective de préserver, de valoriser et de transmettre ce patrimoine aux générations futures. Il a ajouté que la préservation du patrimoine ne consiste pas à le figer, mais à l’actualiser et à le renouveler afin qu’il demeure vivant et en phase avec son époque.
Il a, en outre, souligné que le « T’heydin », à l’instar des autres expressions littéraires et artistiques, doit évoluer au rythme des transformations de la société, de manière à promouvoir les valeurs de l’État, à consolider la citoyenneté, à renforcer l’unité nationale et à faire du patrimoine un levier de développement culturel et de conscience civique.
Le secrétaire général a précisé que ce festival s’inscrit dans le cadre de l’intérêt particulier que Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, accorde à la culture nationale, qu’il considère comme un pilier essentiel de la construction de l’individu et du renforcement de l’identité nationale.
Il a exprimé l’espoir que cette première édition constitue le point de départ d’une tradition culturelle durable, contribuant à la renaissance de cet art authentique, à son rayonnement sur la scène culturelle nationale et à son adaptation aux exigences de l’époque, conformément aux valeurs de l’État moderne et aux lois qui le régissent.
De son côté, le vice-président de l’Institut des arts populaires « Sedoum Ould N’Dertou », M. Sidi Ould Ely Ould Deida, a remercié Son Excellence le Président de la République pour l’attention qu’il porte à la culture et au patrimoine national. Il a souligné que le lancement de ce festival marque un renouveau de la conscience nationale et une réaffirmation des valeurs authentiques du pays.
Il a expliqué que le « T’heydin » n’est pas un simple récit, mais une épopée intemporelle incarnant les valeurs de sacrifice et de gloire. Il a ajouté que son inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité traduit la reconnaissance internationale de sa portée culturelle et fait de sa préservation une responsabilité nationale partagée, afin qu’il demeure une source d’inspiration pour les générations futures et un garant de l’identité nationale.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des autorités administratives de la wilaya de Nouakchott-Ouest, de plusieurs responsables du ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, ainsi que d’artistes et de nombreuses personnalités du monde de la culture.








